 |
Jamel Debbouze |
 |
Posté le: Lun Aoû 28, 2006 3:43 pm |
|
|
| Pauline91 |
| âme errante du Temple |
 |
| |
|
| Inscrit le: 27 Aoû 2005 |
| Messages: 42 |
| Localisation: Paris |
|
|
 |
 |
 |
|
C'est l'un de mes humoristes préférés avec quelques autres.
Son dernier spectacle est particulièrement drôle et intelligent, à voir absolument!!!
Biographie.
Aîné d'une famille marocaine de six enfants, Jamel passe toute son enfance à Trappes, en banlieue parisienne. A treize ans, il est victime d'un terrible accident et perd l'usage de son bras après avoir été happé par un R.E.R...
A la même époque, sa fameuse "tchatche" est dejà repérée par Alain Degois, dit "Papy", éducateur et directeur du Déclic Théâtre, compagnie théâtrale de la Cité des Merisiers à Trappes. Jamel fait ainsi ses débuts sur les planches et sera même finaliste du Championnat de France junior de la Ligue d'improvisation française.
Les choses s'enchaînent ensuite très vite : repéré en 1995 par Jean-François Bizot et Jacques Massadian, patrons de Radio Nova, il se voit directement proposer une rubrique quotidienne à la radio. Il fait ses débuts à la télévision sur Paris Première puis débarque dans Nulle part ailleurs et devient la nouvelle coqueluche de Canal +. Parallèlement à sa carrière télévisuelle, il triomphe avec son premier one-man-show. Il se dit très influencé par Albert Dupontel, mais voudrait s'en détacher et tendre plus du côté de Jerry Seinfeld ou Eddie Murphy.
Le cinéma ne pouvait que lui faire les yeux doux... S'il avait déjà joué dans deux court métrages (Les Pierres bleues de désert (1992) de Nabil Ayouch et Y'a du foutage dans l'air (1996) de Djamel Bensalah) et fait une apparition éclair dans Les Deux papas et la maman (1996) de Jean-Marc Longval et Smaïn, il lui suffit de deux films pour s'imposer définitivement aux yeux des critiques et du public : Zonzon (1998), drame se déroulant dans le milieu carcéral de Laurent Bouhnik et Le Ciel, les oiseaux et... ta mère ! (1998), comédie populaire de Djamel Bensalah.
Changeant à nouveau de régistre, il s'intègre à merveille dans l'univers de Jeunet en campant un commis d'épicerie brimé par son patron dans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (2000). Autre gros succès français avec Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2001) d'Alain Chabat où il incarne un architecte maladroit chargé d'une mission de la plus haute importance. Le triomphe de 100 % Debbouze, son one man show prouve une nouvelle fois le potentiel comique de l'acteur.
Désormais consacré en France, Jamel passe de l'autre côté de l'Atlantique. En 2004, le cinéaste Spike Lee lui ouvre les portes du cinéma hollywoodien en lui offrant un petit rôle dans la comédie She hate me. Puis, premier rôle principal au cinéma dans Angel-A de Luc Besson dont le tournage est resté secret jusqu'à sa sortie en 2005.
Il reçoit un prix collectif d'interprétation au Festival de Cannes 2006 pour le film Indigènes de Rachid Bouchareb.
 |
|
_________________
 |
|
|
|
 |
 |
|
 |
Posté le: Lun Aoû 28, 2006 3:45 pm |
|
|
| Pauline91 |
| âme errante du Temple |
 |
| |
|
| Inscrit le: 27 Aoû 2005 |
| Messages: 42 |
| Localisation: Paris |
|
|
 |
 |
 |
|
Voici un article récent de Florence Aubenas que j'aime particulièrement...
Drôles d'oiseaux 1/6
Quartier maître
Jamel Debbouze, 31 ans, comédien, alterne one man show et cinéma. Il met sa réussite et son image au service de jeunes talents dans le «Jamel Comedy Club».
Par Florence AUBENAS
QUOTIDIEN : Lundi 7 août 2006 - 06:00
Dans le bureau vide de Jamel Debbouze, de tout petits enfants regardent la télé sur le canapé, tranquilles. A côté, ça travaille dur, c'est-à-dire qu'une poignée de jeunes gens rassemblés autour d'ordinateurs échangent des vannes en fond de court, entrecoupées de considérations sur les qualités comparées des cités autour de Paris. La plupart sont des «vedettes de quartier» : ils ont commencé par faire rire les voisins, puis l'immeuble, puis l'immeuble d'à côté, puis tous les immeubles. Comme Jamel, à Trappes, au milieu des années 90. Maintenant lui fait rire tout le pays. Il a 31 ans. Quelque part dans Paris, son portable ne répond pas. «J'essaie le chauffeur», dit une assistante.
Au début de sa carrière, Debbouze s'est consciencieusement conformé à ce qu'on attend d'un phénomène de 20 ans «made in Trappes» et catapulté dans le show-biz. Il a conduit des voitures de grand luxe sans leur laisser aucune chance de rentrer intactes au garage. Il a eu des embrouilles nuitamment avec la police. Il est resté vivre à Trappes, ce que tout le monde a apprécié dans un pays conventionnel comme la France : ce n'est pas parce qu'on a du succès qu'on ne doit pas savoir rester à sa place.
Aujourd'hui, la maison de production de Debbouze est établie à une jolie adresse parisienne, derrière le parc Monceau. Lui-même a déménagé à Saint-Germain-des-Prés. La situation se corse. Debbouze est devenu un prototype, un des premiers «jeunes-de-banlieue» susceptibles de connaître une réussite durable. Mais qui sait ce que devient en France un «jeune-de-banlieue» dès lors qu'il n'est plus si jeune, n'habite plus la banlieue et joue au cinéma des rôles «sans l'accent» ? Alors, c'est la République tout entière qui est suspendue aux pas de ce tout petit bonhomme, qui marche en funambule vers une histoire inconnue avec ses boucles mazoutées de gomina et son bras paralysé.
On ne l'a pas entendu arriver, il est là.
Jamel aime être artiste parce qu'il peut vivre chaque jour à sa guise. Aujourd'hui par exemple, qu'est ce qu'il a fait ? Aujourd'hui ne compte pas. Il est 17 heures passées, il vient à peine de se réveiller. Il a fait la fête jusqu'au petit matin, mais sans boire, ni fumer. Jamel n'aime pas ça. «J'étais au Cheval gris, rue Riquet. Allez-y, mettez le nom, c'est mon endroit.» Après, il a dormi dans un hôtel de la rive gauche (tenu secret cette fois), chambre 110. Elle est sa préférée, il l'appelle «ma 110» et précise : «Elle est trop mortelle. J'adore la vie à l'hôtel.» On l'y trouve plus souvent que chez lui, à deux rues de là.
La veille alors ? «Ah oui, ce jour-là, je m'étais levé. Tout commence avec quatre coups de téléphone, toujours dans le même ordre. En fonction de ça, le reste s'organise.» Coup de fil numéro 1 à «madame Debbouze». On voit que Jamel aime faire claquer ces deux mots-là accolés. Il les dit encore une fois, plus fort, comme si c'était le fils qui avait permis à la mère qu'on l'appelle enfin «madame». Debbouze dit qu'il vient d'une famille où «les choses sont si graves qu'il est indispensable d'en rire». Il ne se souvient plus à quel moment, ou plutôt à partir de quel nombre de zéros sur les chèques de ses cachets, il a lui-même eu droit à du «monsieur Debbouze». En tout cas, c'est à ce moment-là qu'il s'est senti «entrer dans le cercle» : «J'avais la carte.» L'argent n'est pour lui ni un but, ni un moteur, dit-il. Un signe, sans doute, mais pas forcément rassurant. Il y a des années, il jouait dans une salle perdue «devant cinq pèlerins par 42 degrés, et avec une angine». Après le spectacle, un type s'approche. Il lui propose un contrat : 1 million. Le père de Jamel est là, accoudé à une table. Il entend ce chiffre-là qui résonne comme une formule magique, le pactole au loto. Le père a travaillé toute sa vie au service entretien de la RATP. Il ne dit pas un mot, son visage ne bouge pas. Seul son coude glisse de la table, il manque tomber, se rattrape. Jamel le mime. C'est drôle, vraiment drôle, et à la fois on voit bien ce que veulent dire tous les metteurs en scène qui ont tourné avec Debbouze lorsqu'ils évoquent ce «soubassement de drame» qui persiste même au plus fort des rires. Jamel continue : «Je me suis dit que forcément j'allais griller des étapes en acceptant. Ça allait trop vite : quelque chose ne collait pas.» Aujourd'hui, il paie l'impôt sur les grandes fortunes. «Tout le monde pense que j'en fais des tonnes là-dessus mais j'en suis fier. Je joue le jeu de la société. Je marche tête haute.»
La veille donc, quand Jamel a téléphoné à «madame Debbouze», elle lui a demandé «un petit billet de train pour l'Italie». Et ce serait possible d'en avoir un aussi pour la soeur ? Et la nièce ? Et une belle-soeur ? Et une autre ? Jamel, soudain tragique : «On ne peut pas refuser.» Dans le «dossier maman», il n'y aurait à ajouter que ce buste monumental posé contre un mur du bureau, statue taillée dans la pierre façon Grèce antique et d'une hauteur qui laisse songeur. Jamel l'a achetée aux puces de Saint-Ouen. Il commente sobrement : «Elle représente OEdipe.»
Le coup de téléphone numéro 2 est pour Karim, un des six de la fratrie Debbouze. Karim voulait lui faire valider le logo du Jamel Comedy Club. Il s'agit de l'émission sur Canal + cet été, qui va devenir un spectacle au théâtre le 12 septembre. Le principe est vieux comme le cabaret : des talents en herbe (nos fameuses «vedettes des quartiers» rencontrées plus haut), adoubés par un prestigieux aîné (Jamel), s'essaient à un one man show devant un public. Dans le même esprit, Jamel installe dans le sous-sol de sa maison de production un espace qui tient à la fois du studio d'enregistrement et du piano-bar. Il compte lancer des débutants. «Tous ceux qui ont quelque chose à proposer peuvent venir.» Il se souvient de ce temps où lui aussi «faisait le rebeu». Normal : «Quand tu es arabe, on te propose plutôt de monter un couscous qu'une pizzeria. Quand tu es italien, c'est l'inverse.» Lorsque vinrent les premiers succès, il répétait une phrase en boucle : «Je ne veux être ni assistante sociale, ni porte-drapeau.» Il ne le dirait plus comme ça aujourd'hui. «Au début, on ne calcule pas. Plus je grandis, plus je trouve les choses injustes.» L'hiver dernier, quand ça brûlait dans les quartiers, il a appelé les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales et démonté Nicolas Sarkozy, «ce mec qui n'arrête pas de créer des clans». Jamel a toujours voté, mais toujours dans la gamme du «non», du «contre». «J'adorerais avoir quelqu'un à qui dire oui. Maintenant, ce n'est pas moi qui ferais campagne pour l'un ou l'autre: un artiste est là pour poser des questions, pas donner des réponses.»
Coup de fil numéro 3. Kader Aoun, l'homme qui est là avant que les lumières s'allument. Il a 35 ans, ancien de Sciences-Po et de Canal +. La nuit, quand Debbouze n'est pas au Cheval gris, il est censé écrire avec Aoun le Chevalier, projet d'un «film pour [ses] neveux». Jamel aime les films, les enfants et les films pour enfants. Lui-même d'ailleurs est devenu grand en tournant Astérix (mais en refusant les Dalton), puis très grand avec le prix d'interprétation Cannes pour Indigènes. La porte du bureau s'ouvre. Trois filles demandent : «C'est bientôt fini?» La porte se referme. «Vous avez vu ma fiancée ? C'était la grande avec la robe blanche.»
Et le coup de fil numéro 4 ? Jamel réfléchit. Il a oublié.
photo OLIVIER ROLLER
Jamel Debbouze en 8 dates 1975 Naissance. 1979 La France : Barbès puis Trappes. 1995 Chroniques sur Radio Nova, puis Canal +. 1998 Premiers films : Zonzon, le Ciel, les oiseaux et ta mère. 2000 One man show à l'Olympia. 2002 Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, d'Alain Chabat. 2005 Angel-A, de Luc Besson. 2006 Prix d'interprétation à Cannes pour les cinq acteurs d'Indigènes. |
|
_________________
 |
|
|
|
 |
 |
|
 |
Posté le: Lun Aoû 28, 2006 3:46 pm |
|
|
| Pauline91 |
| âme errante du Temple |
 |
| |
|
| Inscrit le: 27 Aoû 2005 |
| Messages: 42 |
| Localisation: Paris |
|
|
 |
 |
 |
|
[bold]Jamel aux Vieilles Charrues.[/bold]
Le compte-rendu :
Lorsque les programmateurs ont annoncé lors de la conférence de presse des Charrues la venue de Jamel Debbouze le samedi, il y a eu un flottement dans la salle, immédiatement suivi d'applaudissements. Le public de Jamel, quant à lui a immédiatement répondu présent et à en juger par le niveau de remplissage de la plaine - ras la gueule - les prévisionnistes les plus aguéris qui prévoyaient une Bérésina ont mis à côté. Au premier rang, c'est le public de Jamel, des gamins de toutes origines (blacks, blancs, beurs) et leurs frimousses joviales, n'attendent qu'une chose, le voir, en vrai. Alors quand Jamel arrive sur scène, les mots ne suffisent pas pour décrire l'ovation, sur la tête de ma mère ! Le reste appartient à Jamel et à son talent, celui qui a fait partie de la ligue d'improvisation ne s'en laisse pas conter. Il arbore une veste griffée les bleus et commence son show par une mission impossible : faire asseoir Kerampuihl (ce sera le seul échec de sa prestation). Jamel - qui avoue qu'en réalité il s'appelle Debbouzec et qu'il est breton - seul en scène, prince du stand up montre l'étendue et la pertinence de son talent et rappelle à qui veut l'entendre qu'il a sa place aux Vieilles Charrues. Un artiste populaire dans un festival populaire. Chapeau.
Photos (cliquer sur l'image pour l'agrandir):
  
  
  
  
Source: http://www.cinquiemenuit.com |
|
_________________
 |
|
|
|
 |
 |
|
 |
Posté le: Lun Aoû 28, 2006 3:49 pm |
|
|
| Pauline91 |
| âme errante du Temple |
 |
| |
|
| Inscrit le: 27 Aoû 2005 |
| Messages: 42 |
| Localisation: Paris |
|
|
 |
 |
 |
|
Faites partie des premiers membres de mon tout nouveau forum!!!! :
 |
|
_________________
 |
|
|
|
Forum Nolwenn Leroy Index du Forum -> Le 7ème Art et Vous
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum Vous ne pouvez pas joindre de fichiers dans ce forum Vous ne pouvez pas télécharger de fichiers dans ce forum
|
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1
|
|
|
|

[ Rejoindre le chat ]
utilisateur sur le CHAT
|