| loeil |
| âme errante du Temple |
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| Inscrit le: 18 Mar 2006 |
| Messages: 92 |
| Localisation: Cannes |
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CONSCIENCE
Elles remontent loin mes pensées où se trouvaient ces idéaux
dressés vers le ciel comme des tours de cristals orgueilleuses
où les sirènes faisaient danser les chimères sur la braise de nos fourneaux
dotées d'une clé de voute solidifiant mes rêveries : l'harmonie la merveilleuse.
L'invincibilité devant tout danger était évidence confirmée
puisqu'un aucun doute n'était encore né
les drames étaient pour les méchants, ceux qui convoitent
dont les doigts crochus se brisaient sur des clartés moites
Un temps où la lumière transcendait les chevaliers, cabrés sur leur destriers
rapportant de sompteux trophés à leur dulcinée.
La peau encore lisse lavée par le lait de maman qui dorlote son enfant
pour que les épreuves ne viennent l'agresser et apportent tourments.
D'autres époques utopiques survinrent transcendaient mes sens
ou sans le moindre glaive les batailles pouvaient être remportées
juste la passion énoncée, les chemins se traçaient dans un futur embrumé
marches après marches, chahuté par le charivari des tumultes de la vie sans conscience
les claques tombaient par milliers sans jamais obtenir leurs objectifs plate résonnance
le sourire blanc comme neige, incrédule et naïf, la vie à plein oxiygène, enivré
L'orgueil comme écu seul rampart aux assauts répétés des quotidiens classiques
finissait par se fendre et ne plus servir de bonne défense, mauvaise tactique.
l'édifice chancelait et les rêves se ternissaient en sentant l'odeur des défaites
les pieds humides dans des boues gluantes sous des regards en fêtes.
Trop contents d'applaudir en gloussant de leurs rires sarcastiques
avec ces mots par dessus les épaules, carburant des rumeurs, pathétique !
Le souffle récupéré et les rides dessinées la conscience revoit le jour
des lustres bien verdoyants et réparateurs ont été l'oxygène du retour
les armes sont différentes et plus affutées, sournoises, efficaces
le regard plonge dans le lointain et disserne déja les premières traces
la surprise n'est plus qu'un mot pour des festivités familiales
tout s'articule autour de calculs, comme l'architecte chevronné, un régal
l'imprévu réduit à sa simple probabilité plus un ciment bien composé pour batir en sécurité
une impression de force et d'ancrage monte jusqu'au ventre
fait tourner un peu la tête sans perturber l'existence.
Rien ne pouvant plus perturber cet équilibre si bien préparé, sans défaut ?
Des espoirs de projection pour les flilaitions, une forme de satisfaction
un fleuve qui semble suivre un cours bien dessiné sans contestation
et puis soudain ! une terrible information :
La maladie qui vous met à l'épreuve, vous regarde droit dans les yeux
vous fait voir sa force de ses yeux jaunes en défiance : Alors ! capable ?
votre force acquise vous permet de résister à l'attaque sauvegardant la forteresse imprenable
l'insouscience, la vitesse des présents construisent ces moments
sans que vous ne puissiez réellement réagir, la vague vous emporte en un instant
votre tête reste en dehors de l'eau, avec peine vous respirez quelques bouffée
puis, le calme revenu, après de gros déconvenus le reveil sonne, les yeux regardent
Un désastre, toute une vie déboulonnée, un virage à quatre vingt dix degré
tous ces calculs n'avaient pas tenu compte, n'avaient pas mis en garde
que le tabac est mortel et qu'en peu de temps il ruine toute une vie que l'on aimait
comme une une bombe atomique le ferait détruisant tout à jamais.
Alors il faut se reconstruire d'autres idéaux
avec d'autres bases en portant l'édifice moins haut
en calculant à présent le temps qu'il faut
pour réaliser et construire en usant du beau.
Jean
07/07/06 |
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