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-> Partageons nos coups de coeur ciné...

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Partageons nos coups de coeur ciné...
MessagePosté le: Ven Aoû 22, 2003 11:09 pm Répondre en citant
Maïlila
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Thank You, Perrine, Thank you... Clin d'oeil

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MessagePosté le: Sam Aoû 23, 2003 12:38 pm Répondre en citant
remi
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Amélie Poulain était mon film préféré jusqu'au 6 Février 2002 mais ce jour la mon coeur a balancé pour un autre film : 8 FEMMES j'ai découvert que le cinéma français caché encore de grands films

revenons un peu sur mon coup de coeur :love7:

8 FEMMES : film de François Ozon
sortie au cinéma en France le 6 février 2002
Deuxième film français qui a fait le plus d'entrée en 2002
après Astérix et Obélix : mission Cleopatre
genre:une comédie policière musicale dramatique

Avec: Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart , Fanny Ardant , Virginie Ledoyen , Danielle Darrieux , Ludivine Sagnier, Firmine Richard

Synopsis: Dans les années 50, une grande demeure en pleine campagne : on s'apprete à feter Noel. Mais un drame ce produit. Le maitre de maison est assassiné.

Huit femmes proches de la victime sont présentes et l'une d'entre elle est forcément coupable...

Commence alors une longue journée d'enquete, faite de disputes , de trahisons , et de révélations, ou on apprend très vite que chacune a des raisons et cache des secrets insoupçonnés.

La vérité eclatera, cruelle et tragique faisant tomber les masques et les faux semblants...

Dénouement: pas celle qu'on croit , une grande surprise, beaucoup plus compliqué qu'on le croit , tragique , drole , qu'un seul mot MAGNIFIQUE!!

"L' UNE D'ENTRE ELLE EST COUPABLE LAQUELLE?"

Quelques critiques:
"Un chef-d'oeuvre" studio
"Glamour et jubilatoire" télérama
"Une comédie hilarante" le nouvel observateur
"Un petit bijou jouissif" elle
"Un miracle "le monde
"Trash,Kitsch, forcément Culte"ciné live
" Ozon, un grand directeur d'actrice" première

Particularité du film: chaque actrice chante une chanson
voici quelques titres chantés:
Isabelle huppert: Message personnel de Françoise Hardy
Ludivine Sagnier: Papa t'es plus dans le coup de Sheila
Emmanuelle Béart : A pile ou face de Corinne Charby
Virginie Ledoyen :toi mon amour mon ami de Marie Laforet
etc...
Meme les costumes cache des secrets sur chaque actrice en particulier leur personnalité

Les actrices:
Catherine Deneuve:Gaby dans le film ,femme de la victime,soeur de Augustine, mère de Suzon et de Catherine
Femme mystérieuse, méchante mais joue une bonne mère

Emmanuelle Béart:Louise, la femme de chambre
perverse, peu conventionnelle, caractère érotique, en rendant son tablier, Louise relève la face cachée de son personnage

Danielle Darrieux:Mamy, Belle mère de la victime, Mère de Gaby et d'Augustine
avare , hypocrite et alcoolique

Isabelle Huppert: Augustine, soeur de Gaby et belle-soeur de la victime
froide, stricte,soeur malheureuse Personnalité sévères mais c'est pas celle que l'on croit

Fanny Ardant: Pierrette soeur de la victime
ancienne danseuse de cabaret, personnage mystérieux et ambigu
la séduction est son atout

Virginie Ledoyen:Suzon, fille ainée de Gaby et de la victime, soeur de Catherine
une vraie fille modèle, Barbie, mais ce n'est pas celle que l'on croit

Ludivine Sagnier:Fille cadette de la victime
garçon manqué, rebelle de la famille, Cache un gros Secret qui sera révélé qu'à la fin

Firmine Richard:Madame Chanel, la dame de maison , domistique dévouée, une certaine volonté de séduction, chaleureuse
entretient une relation amoureuse avec une de ces femmes

Nomination et prix:
Ours d'argent au Festival International du Film de Berlin 2002
de la meilleure contribution artistique individuelle

nominé aux CESARS dans les catégories suivantes:
Meilleur film, meilleur réalisateur,meilleur actrice pour fanny ardant et isabelle huppert,meilleur actrice dans second role pour Danielle Darrieux ,
meilleur espoir féminin pour Ludivine Sagnier,meilleur musique,meilleur décor, meilleur costume..... 11 nominations je crois

j'espère que cela vous aura donner envie de voir le film
pour plus d'info: www.8femmes-lefilm. com
bande annonce visible sur le site

si vous pourriez ajouter des photos du film cela serait super merci!

A+ REMI :fish: :smilecolros:

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Nolwenn Leroy *Histoires Naturelles* 5 Décembre 2005


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MessagePosté le: Sam Aoû 23, 2003 1:31 pm Répondre en citant
Maïlila
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En effet Rémi, c'est un excellent film...

Quelques photos du film... Clin d'oeil
























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MessagePosté le: Sam Aoû 23, 2003 2:13 pm Répondre en citant
remi
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Merci mailila pour les photos de 8 femmes t'es super! Très content

a+remi Sourire

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Nolwenn Leroy *Histoires Naturelles* 5 Décembre 2005


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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 4:45 am Répondre en citant
Maïlila
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Un autre film que j'adore...

Se souvenir des belles choses

France / 2002 / Sortie France le 9 janvier 2002

3 "César" (Premier film, actrice, 2nd rôle masculin)

L'histoire...

Claire Poussin, jeune trentenaire, est atteinte de la maladie qui a emporté sa mère : sa mémoire s’efface lentement mais sûrement.

Les souvenirs, les mots, le réel s’éloignent peu à peu.

Afin d’être soignée, elle rentre à l’Institution des Ecureuils.

Parmi d’autres pensionnaires, elle y rencontre Philippe, lui-même privé de sa mémoire à la suite d’un accident. Une histoire d’amour particulière entre une femme qui perd peu à peu son identité et un homme qui la retrouve

Fiche Technique :

Production : Stéphane Marsil (Hugo Films), France 3 Cinéma, Les Productions de la Guéville, Les Films de la Colombe
Réalisation : Zabou Breitman (1er film)
Scénario : Zabou Breitman et Jean-Claude Deret
Photographie : Dominique Chapuis
Musique : Ferenc Javori
Montage : Bernard Sasia
Durée : 110 min

Casting:

Isabelle Carré (Claire Poussin)
Bernard Campan (Philippe)
Bernard Lecoq (Christian Licht)
Zabou Breitman (Marie Bjorg)




Critique :

J'AI LA MEMOIRE QUI FLANCHE

"- Tu es gentil Philippe, ce n’est pas un sujet qui me rend calme."

Avec sa première réalisation, Zabou Breitman nous offre un film simple, joli et émouvant.
Se souvenir des belles choses, combinant histoires de malades et histoire d’amour, est de bout en bout un film très près de ses personnages.
La caméra semble flotter avec beaucoup de tendresse autour des acteurs et donne au film tout entier une touchante dimension poétique. On ne peut s’empêcher de s’attacher à ces malades un peu perdus qui semblent parfois si près de l’enfance.

Isabelle Carré en tête, détient là un premier rôle à sa mesure et révèle, avec une luminosité inouïe, un jeu extrêmement nuancé, lunaire et bouleversant.

Mais la plus grande réussite du film reste son rapport à la mémoire. La mémoire douloureuse de Philippe qui ressurgit ; celle de Claire qui s’enfuit peu à peu, avec les mots qui s’effacent, d’autres qui s’inventent.

Certaines scènes sont d’ailleurs assez tragiques : lorsque la maladie s’aggrave et que les choses quotidiennes les plus simples deviennent on ne peut plus laborieuses (faire un gâteau, acheter du pain).

La mémoire et l’identité sont ainsi omniprésentes et la réalisatrice parle avec beaucoup de subtilité de l’importance du passé, de la mémoire individuelle et collective dans la substance de chaque personne.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’anonyme Zabou s’est transformé récemment en Zabou Breitman, retrouvant ainsi le patronyme que son père avait lui-même abandonné.








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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 11:03 am Répondre en citant
perrine
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Merci Maïlila d'avoir parlé de cette merveille. Je suis amoureuse de "Se souvenir des belles choses", Isabelle Carré est magnifique dans ce film... Tout est magnifique...
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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 11:43 am Répondre en citant
remi
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COUP DE COEUR DE 2003:

BON VOYAGE:
film de Jean Paul Rappeneau(Cyrano de Bergerac, Le hussard sur le toit)
sortie nationale: 16 avril 2003
durée:1h54
genre: comédie d'aventure
avec: Isabelle Adjani ( Viviane ), Gérard Depardieu ( Beaufort ), Virginie Ledoyen (Camille ), Yvan Attal ( Raoul ), Grégori Dérangère ( Frédéric )....
synopsis:
Juin 1940. La bonne société parisienne en fuite se retrouve à l'hotel Splendide de Bordeaux. Une grande actrice(Adjani) parano car Meurtrière, un détenu innocent en cavale ( Dérangère), un homme politique faible car amoureux(Depardieu) ou l'assistante sérieuse d'un scientifique (Ledoyen) s'y croisent le temps d'un vaudeville ou la duplicité, le mensonge et la mesquinerie font loi ....

en deux mots : Après sept ans d'absence, Rappeneau revient dans une forme éblouissante.Menée à un rythme effrené sa comédie d'aventures pétille d'intelligence et redore le blason du cinéma dit Populaire

*** ciné live
*** première

interprétation:
Isabelle Adjani: elle rayonne en actrice capricieuse et honteuse.Elle parodie la diva avec bonheur.
Depardieu: assure en politicard opportuniste
Dérangère:se relève en grand dadais manipulé
Yvan Attal: trop rare confirme en voyou séducteur qu'il mérite mieux que des roles de complément
Virginie Ledoyen: apparait en retrait , son personnage d'amoureuse déterminée n'etand pas le plus valorisant du lot

quelques critiques:
" Grand film populaire "
"Ce voyage a de la classe"
"Modestie du propos-ce n'est qu'un film-et élégance du style : La marque d'un noble artisan

Mon avis:
Une vrai comédie d'aventure française qui bouge ou les acteurs et les actrices étincèle surtout Adjani qui joue une diva capricieuse un plaisir pour les yeux , Ledoyen après 8 FEMMES est étincelante , Depardieu toujours la grande classe et Dérangère un futur grand nom du cinéma français! Rappeneau se sent rajeunir, ou opère Adjani plein de charme!
UN VRAI REGAL!!! Très content

pour plus d'info le site d'Isabelle Adjani:
www.isabelle-adjani.com
www.isabelleadjani.net

Voila j'espère que ces quelques mots vous donneront envie d'acheter la cassette










A+ REMI Très content Clin d'oeil
Clin d'oeil


Dernière édition par remi le Mar Fév 24, 2004 8:54 pm; édité 1 fois

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Nolwenn Leroy *Histoires Naturelles* 5 Décembre 2005


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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 2:12 pm Répondre en citant
ash
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comen vou faite pour aimé le film 8 femmes. C'est un navet de 1 ere classe, un conseil ne regardé pas ce film. Il est vraimen nul.
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LE VIEUX FUSIL
MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 5:51 pm Répondre en citant
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Souvenir Souvenir ANNEE 1975

Bientot 30 Ans et oui mais je pense que beaucoup l'on vu


merveilleux souvenir que ce FILM avec des ACTEURS MERVEILLEUX

Le Vieux Fusil



Acteur: Philippe Noiret / ROMY SCHNEIDER
Musique: François de Roubaix




Le Vieux Fusil

Année: France 1975
Durée: 1 h 40
Genre: drame
Réalisé par: Robert Enrico

En vedette:

Philippe Noiret

Romy Shneider
Jean Bouise
Madeleine Ozeray
Robert Hoffmann





En 1944, partout en France, les Allemands refluent dans le désordre sous la pression des troupes alliées.
Seule la milice semble croire à un renversement de la situation.
A l'hôpital de Montauban, le chirurgien Julien Dandieu, son confrère et ami François et toute l'équipe opèrent du matin au soir les blessés des deux camps.
Après ces heures de tension, Julien aime à se retrouver au calme, en famille entre sa mère, sa fille Florence et Clara, qu'il a épousée en secondes noces et qu'il aime passionnément.
Devant la proximité des combats et sa crainte des représailles, Julien décide d'éloigner rapidement ses proches de la ville.
François, qui n'est pas de garde, conduit tout le monde dans le vieux château familial, véritable forteresse médiévale qui surplombe toute une vallée.
Cinq jours plus tard, Julien, qui ne peut supporter l'absence des siens, se rend auprès d'eux. Dans le hameau accolé au château règne un inquiétant silence....
Il les retrouvera odieusement assassinées, comme tout le village, par les nazis.
Connaissant parfaitement les lieux, il entreprend de tuer un à un les meurtriers...

LE VIEUX FUSIL fut un énorme succès. L'Académie des arts et techniques du cinéma lui décerna trois Césars en 1976:
meilleur film français,

meilleure interprétation masculine à Philippe Noiret
et
meilleure musique à titre posthume à François de Roubaix, décédé avant la sortie du film.









La nostalgie de la disparistion d'une MAGNIFIQUE ACTRICE qui nous a quitté trop tôt.
c'est vrai que ce film comme beaucoup d'autres FILMS d'elle m'interpellent sur

une BEAUTE NATURELLE
qu'elle aussi possédait
meme en tenue d'eve elle possédait malgré tout une certaine distinction et non de la vulgarité.

un petit rappel sur sa vie

Romy Schneider
Nom : Albach
Prénom : Rosemarie Magdalena
Née le : 23 septembre 1938
Lieu : Vienne (Autriche)


Rosemarie Magdalena Albach, fille des acteurs Magda Schneider et Wolf Albach Retty est née à Vienne (Autriche) le 23 septembre 1938.
En 1944 Romy entre à l'école primaire de Berchtesgaden, un an avant le divorce de ses parents qui la laissera assez perturbée. Puis en 1949 elle devient pensionnaire de l'Internat Goldenstein, près de Salzbourg, et enfin en 1953 s'inscrit à l'École des Beaux-arts de Cologne.

Le producteur Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour interpréter le rôle de la fille de Magda Schneider dans Lilas Blancs. Magda propose Romy dont les essais sont si brillants qu'elle est engagée immédiatement. En 1954, Romy est contactée par Ernst Marischka pour tourner Les jeunes années d'une reine. Ce sera son premier grand succès commercial et le début d'une grande série romanesque dont les trois volets de Sissi seront l'apogée. Elle aura du mal à se défaire de cette image.

En 1957 Kirk Douglas remarque Romy lors du Festival de Cannes, et la Paramount veut lui offrir un contrat de trois ans. Mais sa famille s'y oppose et elle commence à se rebeller en acceptant d'interpréter Jeunes filles en uniforme, dont le sujet traitant des amitiés saphiques dans un pensionnat, fait grincer bien des dents. Pierre Gaspard-Huit lui propose en 1958 le rôle principal de Christine, aux côtés de deux jeunes premiers : Jean-Claude Brialy et un certain Alain Delon...
Un amour flamboyant se déclare entre eux au cours du tournage, elle part avec lui s'installer à Paris et leurs fiancailles officielles sont célébrées le 22 mars 1959 devant la presse internationale. Suivront cinq ans de passion orageuse pendant lesquelles Romy prend véritablement le large par rapport à sa famille et aux rôles de jeune-fille-idéale-bien-sous-tous-rapports qu'on lui suggère sans cesse.

Elle préfère René Clément, Luchino Visconti, Alain Cavalier, Orson Welles, Otto Preminger...et triomphe au théâtre. En 1963 elle reçoit L'Etoile de Cristal de l'Académie du Cinéma pour sa création dans Le Procès. Columbia lui offre un contrat royal de sept ans. Mais pendant son séjour aux Etats-Unis, Delon la trompe et rompt par un simple mot d'adieu et quelques roses laissés sur la table du salon... Il épouse Nathalie Barthélemy, enceinte de leur fils Anthony, et Romy tente de noyer son chagrin en acceptant L'Enfer de Henri-Georges Clouzot. Malheureusement le réalisateur est victime d'une crise cardiaque, le tournage s'interrompt et ne reprendra pas.

La Victoire du Cinéma Français, récompensant la meilleure actrice étrangère de l'année, est décernée à Romy en juin 1964.
En 1965, elle fait la connaissance de Harry Meyen, metteur en scène de théâtre réputé en Allemagne, et l'épouse le 15 juillet 1956. Leur fils David-Christopher naît le 3 décembre. Elle rencontre aussi, sur les plateaux de La Voleuse, Michel Piccoli qui deviendra un de ses amis les plus proches. Le septième art la délaisse un peu et ne lui donne pas de rôles très marquants. Jusqu'à ce qu'Alain Delon, 5 ans après leur rupture, l'impose à ses côtés dans La Piscine de Jacques Deray.
Retour fracassant de Romy, radieuse et superbe. Claude Sautet l'engage pour Les Choses de la Vie et en fait son égérie. Femme moderne et responsable, elle s'engage en 1971, avec Simone de Beauvoir entre autres, en faveur de l'avortement libre. Elle signe le fameux "Manifeste des 343", publié en France dans Le Nouvel Observateur et en Allemagne dans le magazine Stern, ce qui lui vaut d'être inquiétée par le Tribunal de Hambourg.

Joseph Losey la réclame, Visconti et Sautet lui offrent des succès foudroyants avec Ludwig et César et Rosalie, mais la vie privée de Romy s'effrite et la séparation est houleuse en 1973 : Harry réclame la moitié de la fortune de sa femme pour qu'elle puisse conserver la garde de David !
Epuisée nerveusement, elle part se reposer en Suisse, mais rentre au bout de trois mois pour tourner Le Train avec Pierre Granier-Deferre. Elle est ensuite engagée par Michel Deville pour Le Mouton Enragé, et par Francis Girod pour Le Trio Infernal. Romy interprète une criminelle sanguinaire, coup de grâce absolu pour son étiquette douce et sage !
Début 1974, elle est emballée par le projet d'un tout jeune réalisateur polonais : L'Important c'est d'aimer, et se bat pour que le film existe. Andrezj Zulawski la pousse à bout (il recommencera plus tard avec Sophie Marceau et Isabelle Adjani...)
Au cours de l'été suivant elle tourne Les Innocents aux mains sales de Claude Chabrol un fiasco total. Déçue, elle ne veut pas prendre le risque d'accepter la proposition de Marco Ferreri qui la veut pour sa Dernière femme.

En automne 1975 sort sur les écrans Le vieux fusil de Robert Enrico. Le film sera trois fois primé le 3 avril 1976, lorsqu'a lieu la toute première cérémonie des Césars, décernés par l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma.
Romy est récompensée pour L'Important c'est d'aimer et dédie son prix à Luchino Visconti, décédé le 17 mars.
Entre temps, elle a épousé Daniel Biasini le 18 décembre 1975, et en janvier 1976, perd l'enfant qu'ils attendaient. Elle est très secouée mais part néanmoins pour Athènes où elle devient Margot Santorini, l'héroïne d' Une femme à sa fenêtre de Granier-Deferre, puis revient en France pour Mado de Sautet.

Au début de l'hiver, elle rompt le contrat qu'elle avait avec Liliana Cavani pour une nouvelle version de Loulou : elle refuse une scène de vulgarité gratuite et malsaine. Incident vite oublié avec Sautet qui la dirige en 1978 dans Une histoire simple. Un rôle qui lui donne son second César le 3 février 1979. Clair de Femme de Costa-Gavras est présenté avec succès au Festival de Venise, mais le 15 avril Romy apprend une nouvelle tragique : son ex-époux Harry Meyen s'est pendu. Très affectée, elle donne à La Mort en direct , de Bertrand Tavernier, une dimension très particulière...

En 1980, elle incarne Emma Eckhert dans La Banquière de Francis Girod, Anna Brigatti dans Fantôme d'amour, et en 1981, l'épouse de Michel Serrault dans Garde à vue.
Daniel et elle se séparent, elle subit une ablation du rein droit, et le 5 juillet, son fils David qui tentait d'escalader une grille s'empale sur une pointe d'acier et succombe à une perforation intestinale.

Anéantie, détruite, Romy s'accroche à La passante du Sans-Souci comme à une bouée de sauvetage.
Elle part se réfugier aux Seychelles avec sa fille et son nouveau compagnon, Laurent Petin, mais les journalistes la traquent sans relâche. Elle déménage sans arrêt, et finit par se fixer dans une petit village des Yvelynes, en région parisienne. Costa Gavras, Fassbinder, Milos Forman et Laurent Heynemann la sollicitent, elle commence à respirer un peu.

Mais le 28 mai 1982, en pleine nuit, Romy est victime d'un arrêt cardiaque dont on ne connaîtra jamais la cause. L'hypothèse du suicide a été démentie le jour-même par le procureur de la République qui signa le permis d'inhumer.








naturelle
Quel regard!!






Films
1953 - Lilas blancs (Wenn der weisse Flieder wieder blüht)
1953 - Feu d'artifice (Feuerwerk)
1954 - Les jeunes années d'une reine (Ernst Marischka)
1955 - Mam'zelle Cri-Cri (Die Deutschmeister)
1955 - Mon premier amour (Der letzte Mann)
1955 - Sissi
1956 - Sissi imépratrice (Sissi die junge Kaiserin)
1956 - Kitty (Kitty und die grosse Welt)
1956 - Un petit coin de paradis (Robinson soll nicht sterben)
1957 - Monpti
1957 - Sissi face à son destin (Sissi, Schicksalsjahre einer Kaiserin)
1957 - Mademoiselle Scampolo (Scampolo)
1958 - Christine
1958 - Eva ou Carnet d'une jeune fille (Die Halbzarte)
1959 - Mademoiselle Ange (Ein Engel auf Erden)
1959 - La Belle et l'Empereur (Die schöne Lügnerin)
1959 - Katia
1959 - Plein soleil
1961 - Boccace 70
1961 - Le combat dans l'île
1962 - Le procès (The trial)
1962 - Les vainqueurs (The victors)
1963 - Le Cardinal (The Cardinal)
1963 - Prête-moi ton mari (Good neighbor Sam)
1964 - L'enfer (inachevée - Clouzot)
1964 - Quoi de neuf Pussycat ? (What's new Pussycat ? - Donner)
1965 - Dix heures et demie du soir en été (10.30 p.m. summer)
1966 - La voleuse (Chapot)
1966 - Tripple Cross (Young)
1968 - Otley (Clément)
1968 - La piscine (Deray)
1969 - L'inceste (My lover, my son)
1969 - Les choses de la vie (Sautet)
1970 - Qui ?
1970 - Bloomfield
1970 - La Califfa (Bevilacque)
1970 - Max et les ferrailleurs (Sautet)
1971 - L'assassinat de Trotsky (The assassination of Trotsky)
1972 - Ludwig ou Le crépuscule des dieux (Visconti)
1972 - César et Rosalie (Sautet)
1973 - Le train (G.Deferre)
1973 - Un amour de pluie
1973 - Le mouton enragé (Delville)
1973 - Le trio infernal
1974 - L'important c'est d'aimer (Zulawski)
1974 - Les innocents aux mains sales (Chabrol)
1975 - Le vieux fusil (Enrico)
1976 - Mado (Sautet)
1976 - Une femme à sa fenêtre (G.Deferre)
1977 - Portrait de groupe avec dame
1978 - Une histoire simple (Sautet)
1978 - Liés par le sang
1979 - Clair de femme (Costa Gavras)
1979 - La mort en direct (Tavernier)
1980 - La Banquière (Girod)
1980 - Fantôme d'amour (Fantasma d'amore - Risi)
1981 - Garde à vue (Miller)
1981 - La passante du Sans-Souci (Rouffio)


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Si ma voix doit s'éteindre dans vos oreilles et mon amour s'évanouir dans votre mémoire, alors je reveindrai. "Khali Gibran"
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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 10:40 pm Répondre en citant
Maïlila
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Jules et Jim :

(1962)

Scénario, adaptation et dialogue : François Truffaut et Jean Gruault, d'après le roman d' Henri-Pierre Roché " Jules et Jim" , Ed. Gallimard.

Commentaires dits par : Michel Subor.

Musique : Georges Delerue.

Chanson : "Le Tourbillon " de Bassiac (Serge Rezvani) interprétée par Jeanne Moreau.

Directeur de la photographie : Raoul Coutard.

Assistants réalisateur : Georges Pellegrin, Robert Bobert, Florence Malraux.

Scripte : Suzanne Schiffman.

Décor : Fred Capel.

Montage : Claudine Bouché.

Directeur de production : Marcel Berbert.

Production : Les Films du Carosse, SEDIF.

Procédé : Franscope. Film 35 mm noir et blanc.

Durée : 100 minutes.

Distributeur : CINEDIS.

Sortie à Paris : le 24 janvier 1962.

Interprètes:

Jeanne Moreau (Catherine), Oskar Werner (Jules), Henri Serre (Jim), Marie Dubois (Thérêse), Boris Bassiak (Albert), Danielle Bassiak (la compagne d'Albert), Sabine Haudepin (Sabine), Vanna Urbino (Gilberte), Anny Nelsen (Lucie), Bernard Largemains (Merlin), Dominique Lacarrière (une des femmes), Jean-Louis Richard (un client du café), Elen Bober (Mathilde), Christiane Wagner.

Le film obtient le prix de la mise en scène au festival de Mar Del Plata et au festival d'Acapulco, le Prix Cantaclaros 1961-1962 à Caracas (Venezuela), le prix de l'académie du cinéma (Etoile de cristal, meilleur film Français et grand prix de l'interprétation féminine pour Jeanne Moreau), le prix de la critique au festival de Carthagène, l'oscar Danois "Bodil 1963" pour le meilleur film européen de l'année, le Nastro argento décerné par les journalistes Italiens au meilleur film de l'année.

L'histoire :

Paris 1900.

Jules est allemand, Jim est Français. Tous deux sont des amis inséparables. Un jour ils découvrent la photo d'une statue de femme. Ils partent en Grèce retrouver cette blanche statue dont le sourire les éblouit. De retour à Paris ils rencontrent une jeune femme, Catherine. Elle a le même sourire. Jules l'épouse. La guerre sépare Jules et Jim.

Après l'armistice, Jim est invité en Allemagne chez Jules et Catherine qui ont maintenant une petite fille, Sabine. Catherine confie à Jim qu'elle n'est pas heureuse. Elle hésite entre Jules et Jim. Finalement elle penche vers Jim. Elle veut un enfant de lui. L'enfant ne vient pas et elle retourne vers Jules. Jim va épouser Gilberte qui fut autrefois sa maîtresse. Catherine revoit Jim, l'invite à une promenade en auto. Sous les yeux de Jules, Catherine fonce vers un pont coupé. La voiture fait un plongeon. Jules assiste à l'incinération des deux corps.

Quelques photos :











Dernière édition par Maïlila le Mar Oct 28, 2003 10:56 pm; édité 1 fois

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MessagePosté le: Dim Aoû 24, 2003 11:03 pm Répondre en citant
Stef
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En ce qui me concerne...
mon film culte : ROCKY 3 ... on ne rigole pas j'ai été un petit stef qui revait de devenir boxeur... Embarassé
Après j'ai eu ma période Star War (j'en suis pas encore sortie) là aussi on ne rigole pas ... j'ai aussi été un petit stef qui revait d'avoir un maitre comme yoda... Embarassé

Pis y'a les classiques dans le désordre : Amélie, Matrix, Fight Club, Emmanuelle (j'ai aussi été un petit stef qui revait de Embarassé ), Les bronzés, le père noël est une ordure, les sous-doués en vacance (je connais par-coeur la version japonnaise de Destiné... si si ça fait mégouli a voua chi mégouli avoua chi...
Y'a tous les films de bruce lee (je vous refais pas le couplet sur le petit Stef ?)
pis plein d'autre encore...

Mais un des films qui m'a le plus marqué c'est la vie est belle...

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MessagePosté le: Lun Aoû 25, 2003 12:21 am Répondre en citant
Maïlila
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Je vais donc répondre au "grand Stef" en lui faisant part de mon admiration pour La Vie Est Belle...
Vendredi soir, nous étions, mon z'amoureux et moi, une fois de plus devant ce chef-d'oeuvre, et une fois de plus : impossible de retenir nos larmes...



L'histoire :

1938 : Guido est un jeune homme plein de gaieté et de vitalité. Avec son ami Ferrucio, tapissier et poète, il quitte la campagne toscane pour chercher le bonheur en ville.
Malgré les tracasseries de l’administration fasciste, Guido rêve d’ouvrir une librairie. En attendant, il est engagé comme serveur au Grand Hôtel.
Guido est tombé amoureux d’une maîtresse d’école, Dora, étouffée par le conformisme familial et les bonnes manières hypocrites. Pour la conquérir, il invente toutes sortes de rencontres fortuites et son imagination, sa liberté, finissent par enchanter la jeune femme.
Dora est promise à un parvenu, un bureaucrate du régime. Comme dans les contes de fée, Guido l’enlève le jour de ses fiançailles.
Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont eu un fils : Giosuè. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur en Italie. Guido est juif. Un jour, Dora rentre à la maison et ne trouve ni fils, ni mari. Ils ont été déportés.

Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène. A l’intérieur du camp de concentration, Guido n’a plus qu’une obsession : sauver son enfant de l’enfer.



Entretien avec le réalisateur :

“La Vie est belle” raconte l’histoire d’une famille de juifs toscans ou plutôt d’une famille “mixte” déportée dans un camp. Pourquoi vous êtes-vous intéressé à un sujet aussi différent de ceux de vos précédents films ?

Je ne me suis jamais demandé si cette idée était semblable ou différente de celles de mes autres films. J’ai seulement senti qu’elle me plaisait énormément, qu’elle me bouleversait. Je pourrais même dire que ce n’est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c’est elle qui est venue me chercher. Un jour je l’ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m’a plus quitté…
J’ai pensé à Trotski et à tout ce qu’il a enduré : enfermé dans un bunker à Mexico, il attendait les tueurs à gages de Staline, et pourtant, en regardant sa femme dans le jardin, il écrivait que, malgré tout, la vie est belle et digne d’être vécue. Le titre est venu de là…
Rire nous sauve, voir l’autre côté des choses, le côté irréel et amusant, ou réussir à l’imaginer, nous aide à ne pas être réduits en miettes, à ne pas être écrasés comme des brindilles, à résister pour réussir à passer la nuit, même quand elle s’annonce très très longue. Dans ce sens, l’on peut faire rire sans blesser personne : l’humour juif est téméraire.

Vous saviez qu’il s’agissait d’un sujet délicat. Cela ne vous a pas freiné…

Bien sûr que si. Quand on tombe amoureux on a toujours peur, et pour aimer il faut du courage. Quand cette idée s’est emparée de moi, comme une illumination, une révélation, j’ai immédiatement reculé. Une réaction de peur, comme pour me défendre. Mais je tenais à cette idée, qui m’empêchait même de dormir, et c’était un sentiment si fort que la peur a disparu. Je n’ai jamais songé à faire une reconstitution exacte. Prenons la première partie : l’Italie de 1938 n’est pas minutieusement reconstituée. Un historien crierait probablement au scandale… Il en est de même pour le camp. C’est une idée - au sens quasi platonicien - de camp, l’idée d’une antre du Mal, d’une antre du monstre. Comme dans un conte pour enfants.

Donc, “La Vie est belle” n’est pas une reconstitution historique mais une fable dans laquelle l’histoire entre comme un matériau ?

Il ne faut rien y chercher de réaliste. Il n’y a rien de plus puissant et de plus terrible que d’évoquer la terreur. Comme dit Edgar Poe, si, parvenu au bord du précipice, on ne regarde pas, l’horreur est incommensurable. Si on la montre, elle devient telle qu’on la montre. D’après ce que j’ai lu, vu et ressenti dans les témoignages des déportés, je me suis rendu compte que rien ne pouvait approcher la réalité de ce qui s’est p