| Tiger |
| Grande âme du temple |
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Les producteurs s'unissent contre Johnny
DANS le conflit qui oppose Johnny Hallyday à sa maison de disques Universal, le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) et l'Union des producteurs français indépendants (UPFI), qui regroupent la quasi-totalité des producteurs, achèvent ces jours-ci la rédaction de mémoires en faveur de la major qu'ils souhaitent voir examiner lors de l'audience d'appel. Le coeur du problème réside dans la restitution, ordonnée en première instance par le conseil des prud'hommes de Paris, des « masters » à l'artiste.
Le Code de la propriété intellectuelle Dans ses dernières conclusions, l'avocat d'Hallyday, injoignable hier, demande, outre la confirmation de cette restitution, que son client puisse dorénavant exploiter à sa guise ces quelque 800 chansons enregistrées chez Universal depuis quarante ans.
L'enjeu est colossal financièrement. Mais ce raisonnement, selon nombre de juristes, se heurte au Code de la propriété intellectuelle. « Les prud'hommes ont commis une flagrante erreur de droit en première instance », lâche un avocat spécialisé. A ce jour, producteur et artiste ont en effet des droits voisins et partagés sur ces oeuvres. L'hypothèse d'une victoire du camp Johnny en la matière a de quoi effrayer les acteurs de l'industrie du disque français. « Si demain, dès lors qu'un contrat est résilié, le producteur est dépossédé de sa propriété légitime, cela remet en cause l'existence même des maisons de disques », explique Jérôme Roger, directeur général de l'UPFI. L'audience a été repoussée au 28 février.
Julien Dumond
Le Parisien , mercredi 19 janvier 2005 |
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