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Nolwenn, son monde de Légendes, de chevaliers gothiques |
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Posté le: Dim Sep 19, 2004 10:04 pm |
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| Breizhig |
| Sorcière dans l'âme (fée déchue) |
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Attirée par les légendes bretonnes, j'aimerais vous en faire connaître cetaines.
Pour commencer, en voici une assez connue, originaire du Finistère sud!
La légende de la ville d'Ys
Malgven, Reine du Nord
En ce temps là, au VIème siècle, le roi Gradlon régnait sur la Cornouaille. Il possédait une puissante flotte et aimait combattre. Excellent marin, il l'emportait souvent. Le pillage des navires ennemis remplissait ses coffres d'or et son palais de trophées.
Un jour, lors d'une conquête dans les pays nordiques, l'hiver eut raison d'un grand nombre de ses marins. Lassés de se battre dans ces pays froids ils abandonnèrent là Gradlon et mirent le cap vers la Bretagne. Le roi se retrouva seul dans la nuit froide et fut empli d'une profonde tristesse.
Il erra longuement jusqu'à ce qu'il aperçut une femme aux longs cheveux roux, blanche comme le clair de lune et belle comme le soleil.
C'était Malgven, la Reine du Nord, souveraine régnant sans partage sur ces pays glacés. Elle dit au roi Gradlon:"ta renommée est venue jusqu'à moi, je connais ton courage et ton adresse au combat. " Elle décida de suivre Gradlon dans son royaume de Cornouaille. Ils enfourchèrent Morvarc'h, le cheval magique de Malgven. Le cheval galopa sur la crête des vagues et ils regagnèrent la Cornouaille.
La naissance de Dahut
Malgven donna naissance à une fille qu'ils appelèrent Dahut. Hélas, la reine mourut. Le roi était si triste qu'il ne sortait plus de son château. Dahut grandit, devint très belle, comme sa mère. Le roi Gradlon aimait jouer avec les boucles de ses longs cheveux blonds.
Dahut aimait beaucoup la mer. Un jour elle demanda à son père qu'il lui construise une ville, une ville au bord de la mer.
La ville construite contre la mer
Gradlon adorait sa fille et accepta. Il fit construire la merveilleuse cité d'Ys. Elevée plus bas que le niveau de la mer, la ville d'Ys en était protégée par une puissante digue encerclant la ville. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, grâce à la clé d'or qu'il gardait toujours sur lui.
Dahut, profondément attachée aux Dieux celtiques, accusait Corentin, évêque de Quimper, de rendre la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d'une cité où seules, régneraient richesse, liberté et joie de vivre. Aussi Dahut donna-t'elle à chacun des habitants un dragon qui s'emparait des navires marchands. La ville d'Ys devint ainsi la plus riche et la plus puissante de Bretagne. Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l'héritage des Celtes.
Le masque magique
Chaque soir, la princesse Dahut prenait un nouveau jeune homme, qui restait avec elle jusqu'au matin. Elle lui mettait un masque noir sur le visage. Dès que le chant de l'alouette se faisait entendre, il se resserrait sur sa gorge et l'étouffait. Un cavalier prenait alors le corps sur son cheval et le jetait dans l'océan, au delà de la baie de trépassés. Ainsi, tous les fiancés de Dahut mouraient au matin.
Un jour de printemps, un chevalier étrange arriva dans la ville d'Ys. Il était habillé de rouge, ses mains étaient longues et fines, ses ongles pointus et recourbés. Dahut en tomba aussitôt amoureuse. Or c'était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pécheresse.
Soudain, un grand bruit s'éleva du côté de la mer et un terrible coup de vent heurta les murailles de la ville.
"Que la tempête rugisse, la digue est solide, et c'est mon père qui possède la clé de l'unique porte, attachée à son cou,"dit Dahut. "Ton père le roi dort, tu peux donc t'en emparer facilement,"répliqua le chevalier.
La submersion de la ville
Sous l'emprise du rouge étranger, Dahut s'exécuta et alla dérober la clé suspendue au cou de son père, profondément endormi.
De retour, elle remit celle-ci au chevalier qui s'empressa aussitôt d'en faire usage tout en reprenant son vrai visage...celui du diable. Mais les flots, déjà, s'engouffraient et submergeaient la cité.
Saint Gwénolé arriva en Ys pour sauver Gradlon. Il lui révèle que sa fille à décidé de noyer la ville pour prendre le pouvoir et épouser celui qu'elle aime. Saisissant Morvac'h, le roi prit alors la fuite au côté du Saint homme. Soudain, il vit sa fille qui se noyait et vint à son secours. Mais Saint Gwénolé l'avertit que Dieu, excédé par tant de débauche, a décidé d'en finir avec les habitants d'Ys, et que Gradlon (homme honorable et respectable) n'aura la vie sauve qu'en sacrifiant sa fille.
"A moi, Saint Gwénolé!"s'écriait le malheureux roi épouvanté...
"Gradlon jette le démon assis derrière toi!Car toi seul seras sauvé!!!" répondait le Saint...
"Mais c'est ma fille!Je ne saurais la laisser!!!"
Alors Saint Gwénolé leva sa crosse et de son extrémité toucha la princesse qui glissa dans la mer et y disparut...
Ys n'était plus...Ys avait vécu...
Les flots soudainement s'apaisèrent et le cheval, d'un bien lourd fardeau allégé, galopa toute la nuit.
Gradlon arriva enfin entre sept collines là où deux rivières se rejoignent.
Il y bâtit sa nouvelle capitale Kemper où il vécut le restant de ses jours. A sa mort, on sculpta sa statue dans du granit. Cette statue est aujourd'hui élevée entre les deux tours de la cathédrale Saint Corentin à Quimper. Elle représente le roi Gradlon à cheval, regardant en direction de la cité disparue.
Peignant sa longue chevelure d'or, Dahut, devenue la sirène Marie Morgane, attire par sa beauté, les marins qu'elle entraîne au fond de la mer.
Depuis, Ys demeure maudite et Morgane, sirène.
Toutefois, prenez garde, Vous qui me lisez, si un jour vous allez là-bas. Si jamais vous rencontrez la sirène Morgane, méfiez vous, c'est que la tempête n'est pas loin.
Et peut-être les entendrez vous sonner à toute volée, montant de la mer, les cloches de la cité...les cloches dYs la maudite...d'Ys l'engloutie...
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Dernière édition par Breizhig le Dim Juil 10, 2005 11:15 am; édité 1 fois _________________ "l'affichage des anniversaires est de retour...n'oubliez pas de renseigner votre date de naissance sur votre profil "
"L'intensité de sa voix n'a d'égale que l'intensité de son regard" |
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Posté le: Lun Sep 20, 2004 12:24 am |
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| Ariane |
| âme féérique du Temple |
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| Inscrit le: 23 Avr 2003 |
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Merci Breizhig..!
...quelle triste mais fabuleuse légende...
tu ouvres une porte sur une multitude de légendes...
histoires magnifiques..qui depuis jadis ont fait le délice..de bien des rois et des paysans..
histoires tantôt cohérentes..tantôt invraissemblables...
mais dont toutes comportent leur part de sagesse..
..de chez-nous l'histoire est encore si jeune..mais existent quelques légendes..patrimoine du folklore..
mais !...pour qu'elles soient plus vraies ..je devrai prendre l'accent des gens de jadis et qu'aiment encore entendre les gens d'ici..
Voici donc la plus célèbre..:
La chasse-galerie
La chasse-galerie, était une invention du diable (eh oui, encore lui!) c'était une sorte de canot volant qui permettait à ses occupants de se rendre à l'endroit de leur choix en survolant tous les obstacles possibles. Bien sûr, il fallait vendre son âme au diable pour l'utiliser.
Ce que fit, une veille de Jour de l'An, des bûcherons campés dans un chantier du nord, qui se mourraient d'ennuyance, qui pour sa famille, qui pour sa petite amie ...
A travers les lueurs de la pleine lune, c’est vrai qu’on ne voit plus dans le ciel d’hiver ces fameux canots volants comme avant. Car il y avait des gens qui croyaient en apercevoir de temps en temps. Un soir d’hiver comme tant d’autres. Des bûcherons dans leur camp s’ennuyaient de leurs familles, de leurs blondes. C’était pas comme aujourd’hui. Il n’y avait ni route ni autoroute à travers les bois et les fibres. Les gars montaient pour bûcher à l’automne, avant les glaces, par les rivières en canots, et ne redecendaient qu’au printemps, après la débâcle. La route, c’était l’eau, et quand elle était gelée, bien «c’était à l’eau». Tu ne pouvais plus voyager. Pas besoin de vous dire que les soirs d’hiver étaient longs et ennuyants. Pas mal plus que maintenant. Un de ces soirs d’ennuyance, donc, un bûcheron, le grand Baptise Beaufouet, a dit aux autres:
« On serait ben à soir, les gars, à fêter et danser chez nous au village. Il y a sûrement une veillée chez le père Bourret. Ah, si je pouvais donc y être avec ma blonde. Pour y conter fleurette, y donner un beau bec à pincettes. »
A côté du poêle à deux ponts il y avait le cook, le cuisinier qu’on surnommait Jos Grosse Fourchette parce qu’il n’était pas subtil trop trop dans ses fricots. Là, il écoutait sans dire un mot. Il ne faisait pas juste des bines et des fèves au lard du matin au soir. On le soupçonnait de faire aussi de la magie noire. Tout à coup, il leur dit dans le tuyau de l’oreille : « C’est bien simple, les gars, on va y aller en chasse-galerie. »
« Quoi!!! dirent-ils. En canot volant dans les airs, tu y penses pas, c’est interdit .»
« Oui, oui, répond-t-il, nous serons en bas avant minuit. Il faut juste pas prendre de boisson forte pendant le voyage, pas dire de jurons, éviter de frôler les croix des clochers d’églises et revenir en douce avant le lever du jour. »
« C’est OK, dit Baptiste Beaufouet. Il y a du diable là-dedans mais pour voir ma blonde, je suis prêt à n’importe quoi, surtout à 300 lieux de la maison. Vite, les gars ! tout le monde dans le canot. Enlevez vos scapulaires. On est le nombre pair, c’est ça qu’il faut .» Il faisait assez frette que la neige crissait sec. La Grosse Fourchette infernale s’installe en arrière comme gouvernail et leur demanda de prononcer avec lui la formule magique : « Acabri, Acabra, Acabragne, canot volant, fais-nous voyager par dessus les montagnes. » Et le canot file, file comme le vent. Ça surplombait les forêts noires. Les avirons avaient un peu l’air de balais de sorcières qui balayaient les poussières d’étoiles. Au loin, ils commençaient à voir les petites lumières comme des chandelles sur un gâteau de fête au crémage blanc. Ah, ça va fêter en grand. En un rien de temps, les voilà rendus chez le père Bourret, où il y avait une grosse veillée. Les bûcherons sont reçus comme des rois qu’on n'attendait pas. Beaufouet faisait des steppettes avec sa blonde. Grosse Fourchette jouait des cuillères. Ça veillait en vieux péché, je vous en passe un papier. Mais le temps passe dans le temps de le dire et avant le lever du jour, il faut filer en douce et remonter au camp.
« Acabri, Acabra, Acabragne, canot volant, fais-nous voyager par-dessus les montagnes. » Et file encore le canot comme le vent. Et les bûcherons ont rapporté du vin de caribou. Il faut attacher Baptiste Beaufouet qui est saoul dans le fond du canot, il commencait à gueuler trop. Tout-à-coup la peur les prend, car le canot s’en va en zigzaguant. Baptiste Beaufouet se défait de son bâillon et lâche un juron : « Saint sapin de vieilles si croches en poêle de diable couetté pis noyé dans l’eau bénite! » On va-tu y arriver, pis vite!
Le canot frappe une épinette blanche et les bûcherons dégringolent en bas comme des perdrix dans une neige en poudrerie. Heureusement pour les gars, les bancs de neige les ont reçus comme sur nuages. Ils étaient pas trop loin du camp. Ils ont fait le reste du voyage à pied pour dégriser. Ils avaient des éraflures, des égratignures, des écorchures, des engelures, des boursouflures, mais pas de cassures.
Il se sont bien promis qu’ils ne courraient plus la chasse-galerie. Mais c’est vrai, mes amis, car de nos jours on n’entend plus personne raconter qu’ils ont aperçu un canot volant dans le frisquet de l’hiver....
Lexique
Blonde : jeune fille courtisée en vue du mariage
Cook : cuisinier
Bec en pincettes : Court baiser en serrant les joues
Fricot : repas de famille
Bines : haricots
Frette : grand froid d’hiver
Steppette : danse ou pas de danse qu’on fait seul . |
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_________________ plus on en sait sur une chose
plus grand est l'Amour..(Paracelse) |
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Posté le: Mer Sep 22, 2004 8:07 am |
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| nolchant |
| Fée du Temple |
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| Age: 46 |
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Merci!!! Breihzig et Ariane!J'en redemande!
Ces légendes bretonnes donnent envie d'aller visiter La Bretagne!
Je pense que chaque région a ses légendes,et c'est très interessant!
Ariane en lisant ton histoire ,j'entend même ton accent!
merci pour la traduction!  |
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_________________ "Reste encore.....oublie le temps...."
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Belle Ile en Mer |
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Posté le: Sam Sep 25, 2004 8:32 pm |
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| Breizhig |
| Sorcière dans l'âme (fée déchue) |
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| Age: 28 |
| Inscrit le: 29 Fév 2004 |
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Ariane, merci pour cette amusante légende québécoise!
J'attends les autres avec impatience!
Nolchant, une petite légende suisse?
Voici deux nouvelles petites légendes bretonnes dont les héroïnes sont, pour l'une des fées , pour l'autre des sorcières !
La Légende de Belle Ile en Mer
Selon la légende, la ravissante île qu'on appelle en breton Ar Gerveur (la Grande Cité) et en français Belle-Ile-en-Mer, serait une création des fées.
Celles-ci, contraintes de quitter la Bretagne où elles avaient vécu pendant de longs siècles, en éprouvèrent tant de chagrin qu'elles versèrent des flots de larmes.
De ces flots naquit le Golf du Morbihan.
Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs

et ces couronnes de fleurs sont devenues les 365 îles et îlots qui parsèment le golfe.
Mais la plus belle d'entre elles, celle de la Reine des fées en personne, dériva sur les ondes et alla former, au large, la plus grande des îles bretonnes, la splendide Belle-Ile-en-Mer.
Et il est bien vrai que ces 365 îles du Golfe et leur grande soeur Ar Gerveur constituent un ensemble absolument féerique.
Une autre petite légende sur cette île!
Il existe deux menhirs groupés, encore debout sur l'île, qui témoignent de son passé mégalithique, avant que l'île ne soit envahie pendant trois siècles par les Romains, puis par les Normands.
La légende raconte que ces deux menhirs, Jean et Jeanne, étaient deux jeunes gens follement épris l'un de l'autre.
Mais Jean étant barde (conteur et musicien celte) et Jeanne très pauvre, les druides s'opposèrent à cette union. Ils ordonnèrent aux sorcières  de les transformer en rocher.
Cependant leur amour, plus fort que les maléfices, dure toujours et certaines nuits de pleine lune ces deux menhirs se rejoignent.
Et quiconque assiste à cette tendre inclinaison sera écrasé sous leur masse car on ne défie pas impunément les druides. |
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Dernière édition par Breizhig le Dim Sep 26, 2004 3:43 pm; édité 2 fois _________________ "l'affichage des anniversaires est de retour...n'oubliez pas de renseigner votre date de naissance sur votre profil "
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Posté le: Dim Sep 26, 2004 3:26 am |
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| Tiger |
| Grande âme du temple |
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| Age: 36 |
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Merci Breizhig et Arianne pour ces divertissantes légendes à lire avec grand plaisir, sans aucunes modérations
Jocelyne (Arianne), toi mon amie que j'adore, je te fais un petit coucou et je te donne des bisous sur le bout de ton nez  |
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Posté le: Dim Sep 26, 2004 5:14 am |
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| Ariane |
| âme féérique du Temple |
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| Inscrit le: 23 Avr 2003 |
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ho ! magnifique la Légende de Belle-île-en-Mer..!
Merci Breizhig !...
Tiger !..ouf ..tant que cela ne me changera pas en petit gnome !
hum !!!  |
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_________________ plus on en sait sur une chose
plus grand est l'Amour..(Paracelse) |
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Posté le: Dim Sep 26, 2004 7:06 pm |
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| Ariane |
| âme féérique du Temple |
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| Inscrit le: 23 Avr 2003 |
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...Belle-Île-En-Mer...!!!
...île au croisé de nos cultures..car saviez-vous..qu'elle fut terre d'accueil
pour les déportés de l'Acadie de la Nouvelle -France..
L'arrivée des Acadiens à Belle Ile en Mer en 1765 ( C.P )
Suite au traité de Paris, Belle-Île-en-Mer devait bientôt accueillir des Français, chassés de leur patrie ACADIENNE.
1765 - arrivée de 78 familles descendantes des Bretons, Normands, Aunissiens
..l'Acadie est cette pointe de terre des provinces maritimes actuelles au Canada..
lors de la grande déportation de 1765 ..qui obligent les Acadiens à se rendre vers la France où vers la Louisiane qui est actuel état des États-Unies d'Amérique...
..de ce sort cruel..est né une légende tout aussi triste mais belle comme son héroïne..qui se raconte encore et dont les monuments qui la représentent..font accourir comme pélerinage les touristes assoiffés d'histoires et de légendes..aussi bien au Nouveau-Brunswick(Canada)..qu'en Louisiane ( USA)..
Mythe ou vérité romancée....par le célèbre poème de Henry Wadsworth Longfellow
selon le musée acadien de l'université de Moncton (Nouveau-Brunswick)...:
Le poème de 1 400 vers, écrit en hexamètres, est un poème épique basé sur la tradition orale, mais maints Acadiens le considèrent comme vrai...
C'est l'histoire d'une jeune fille, Evangéline Bellefontaine, fiancée à son amant Gabriel Lajeunesse, qui sont cruellement séparés l'un de l'autre lors de la déportation de Grand Pré, Nouvelle-écosse, en 1755. Les circonstances politiques de deux pays perpétuellement en conflit, la France et l'Angleterre, dictent l'avenir de ces deux jeunes amoureux, condamnés à vivre les multiples périples et pérégrinations que ce conflit engendra. Évangéline erre à la recherche de son être cher, mais le destin semble toujours lui jouer de mauvais tours. C'est à Philadelphie, que sa fidélité et sa ténacité sont récompensées : elle est infirmière dans un hospice, et elle retrouve son Gabriel, qui meurt dans ses bras.
La traduction française paraît en 1853, et les Acadiens s'accrochent à ce poème comme à une bouée de sauvetage, leur donnant une sécurité qui semble leur avoir manqué pendant le siècle qui suivit la déportation. L'élite acadienne cite à toutes les occasions des extraits du poème pour affermir auprès des Acadiens la force de leur race, bâtie par «les pleurs, les larmes et les sueurs de leurs ancêtres»....
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..et puisque.. Evangéline ne se raconte qu'à travers poèmes ..j'ai choisi celui d'une chanson de Michel Conte...
Évangéline
Les étoiles étaient dans le ciel
Toi dans les bras de Gabriel
Il faisait beau, c'était dimanche
Les cloches allaient bientôt sonner
Et tu allais te marier
Dans ta première robe blanche
L'automne était bien commencé
Les troupeaux étaient tous rentrés
Et parties toutes les sarcelles
Et le soir au son du violon
Les filles et surtout les garçons
T'auraient dit que tu étais belle
Évangéline, Évangéline
Mais les Anglais sont arrivés
Dans l'église ils ont enfermé
Tous les hommes de ton village
Et les femmes ont dû passer
Avec les enfants qui pleuraient
Toute la nuit sur le rivage
Au matin ils ont embarqué
Gabriel sur un grand voilier
Sans un adieu, sans un sourire
Et toute seule sur le quai
Tu as essayé de prier
Mais tu n'avais plus rien à dire
Évangéline, Évangéline
Alors pendant plus de vingt ans
Tu as recherché ton amant
À travers toute l'Amérique
Dans les plaines et les vallons
Chaque vent murmurait son nom
Comme la plus jolie musique
Même si ton cœur était mort
Ton amour grandissait plus fort
Dans le souvenir et l'absence
Il était toutes tes pensées
Et chaque jour il fleurissait
Dans le grand jardin du silence
Évangéline, Évangéline
Tu vécus dans le seul désir
De soulager et de guérir
Ceux qui souffraient plus que toi-même
Tu appris qu'au bout des chagrins
On trouve toujours un chemin
Qui mène à celui qui nous aime
Ainsi un dimanche matin
Tu entendis dans le lointain
Les carillons de ton village
Et soudain alors tu compris
Que tes épreuves étaient finies
Ainsi que le très long voyage
Évangéline, Évangéline
Devant toi était étendu
Sur un grabat un inconnu
Un vieillard mourant de faiblesse
Dans la lumière du matin
Son visage sembla soudain
Prendre les traits de sa jeunesse
Gabriel mourut dans tes bras
Sur sa bouche tu déposas
Un baiser long comme ta vie
Il faut avoir beaucoup aimé
Pour pouvoir encore trouver
La force de dire merci
Évangéline, Évangéline
Il existe encore aujourd'hui
Des gens qui vivent dans ton pays
Et qui de ton nom se souviennent
Car l'océan parle de toi
Les vents du sud portent ta voix
De la forêt jusqu'à la plaine
Ton nom c'est plus que l'Acadie
Plus que l'espoir d'une patrie
Ton nom dépasse les frontières
Ton nom c'est le nom de tous ceux
Qui malgré qu'ils soient malheureux
Croient en l'amour et qui espèrent |
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Posté le: Dim Sep 26, 2004 8:23 pm |
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| nolchant |
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| Age: 46 |
| Inscrit le: 22 Mar 2004 |
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Que c'est agréable à lire tout ça!!! Merci!
Oui Breihzig ,les légendes Suisses ,j'y pense,j'y pense........Patience!
Je fais des recherches!!!  |
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Posté le: Dim Sep 26, 2004 9:01 pm |
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| Breizhig |
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Ariane, je ne pensais pas,en choisissant la légende de Belle-Ile, que le Canada avait une histoire commune avec ce petit coin de Bretagne!
Ta légende est très belle et émouvante et le poème magnifique et triste!
Ces récits permettent de mieux connaître l'histoire de nos régions et c'est un enrichissement culturel!
Nolchant, je saurais attendre mais j'ai tout de même hâte de lire des légendes suisses car, à part l'histoire de GuillaumeTell, je ne crois pas en connaître d'autres! |
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Legende de la Licorne et de Pegase |
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Posté le: Sam Oct 02, 2004 11:43 pm |
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| PERCEVAL |
| Chevalier du Temple |
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LEGENDES
Licorne et pégase
Le symbole de la licorne et du pégase
La licorne est le symbole de la pureté,
de la force et de la beauté.
Le pégase, quand à lui, est symbole de liberté,
d'indépendance et de vitalité.
Tous les deux réunis forment un cheval magique,
remplit d'espoir et de gaité.
Légende de la licorne
La légende de la licorne est connue du monde entier!
On dit que le célèbre Noé a oublié la licorne et qu'elle s'est noyée.
Mais il y a des tas d'autres légendes.
De plus, la licorne est un mythe grec des plus importants!
Elle était la monture des dieux.
La légende dit qu'il existait des troupeaux de licornes qui vivaient dans la forêt enchantée.
Parfois, certaines étaient domestiquées par des
princesses
ou des
fées.
Cependant, ces dernières n'enfermaient jamais leur monture de peur qu'elle se laisse mourrir de tristesse.
Notre image de la licorne est généralement celle-ci:
La belle princesse chevauchant
une jolie licorne blanche à la crinière longue et bouclée.
Pourtant, les licornes peuvent aussi être noires.
N'ètes vous pas tannés de voir des dessins et des images de licornes???
À quoi ressemble une VRAIE licorne?
La légende du pégase
Dans la mythologie grecque, le pégase est un animal céleste né de la foudre.
Il fut domestiqué par le héros Bellerophon.
C'est la
déesse Athéna
qui lui avait offert le mors. On dit que les grands héros se promenaient sur des chevaux ailés et celui de
Hercule
s'appelait
Pégase.
Aujourd'hui, on les nomme encore de ce nom. Les femmes ne montaient pas les pégases
si j'ai fait ce post c'est qu en admirant ces
Magnifiques Licornes
c'est toute l'ambiance du
TEMPLE
qui nous améne dans ce Monde MYTHIQUE
avec l'AURA du mystére que dégage
NOLWENN
au travers de cette
IMAGE
j'entend cette
VOIX
qui m'enchante
qu'en pensez-vous!!!!!
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Si ma voix doit s'éteindre dans vos oreilles et mon amour s'évanouir dans votre mémoire, alors je reveindrai. "Khali Gibran" |
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Posté le: Dim Oct 03, 2004 8:23 pm |
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| Breizhig |
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| Age: 28 |
| Inscrit le: 29 Fév 2004 |
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Merci Perceval de m'avoir fait rêver quelques instants avec ces créatures merveilleuses
que sont la licorne et Pégase!
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Les fiancés de Plougastel |
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Posté le: Dim Oct 03, 2004 9:26 pm |
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| Breizhig |
| Sorcière dans l'âme (fée déchue) |
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| Age: 28 |
| Inscrit le: 29 Fév 2004 |
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Plougastel-Daoulas est une petite commune du Finistère nord, près de Brest.
Depuis 1870, elle est devenue la capitale bretonne de la fraise.
Plougastel est un pays rocheux, attaqué d'un côté par les vagues. Pays où l'on arrive après avoir traversé des landes haletantes de bruyère, après avoir suivi des chemins creux, cabrés, face à l'haleine des vents qui s'émancipent.
Les fiancés de Plougastel
La Fête de la Terre
C'était au début de l'été, au moment où la terre amoureuse multiplie ses offrandes de genêts, qu'avait lieu le fête de la Terre.
Il faut dire que déjà, en ce temps là, malgré les rocs, les champs étaient les jardins où poussait tout ce qui peut nourrir les hommes. Et le seigle dans les champs était, en juin, une chevelure de fée.
Il y avait des fraises déjà à Pougastel...mais en ce temps là , les fraises mûres étaient blanches.
L' après midi de ce dimanche là, sur la place, autour de toutes les croix du calvaire, ce furent chants et danses, bolées de cidre et bouillie d'avoine. C'était la fête.
La danse des treize ans
Maïwenn et Yeun étaient là au premier rang. Elle comme lui avaient treize ans.
C'était l'heure de leur danse à eux, comme celle de tous les autres de treize ans. Il y avaient pensé mille et mille fois, à cette danse | | | |