Posté le: Sam Mai 22, 2004 10:01 pm |
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Posté le: Sam Mai 22, 2004 10:45 pm |
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Posté le: Sam Mai 22, 2004 11:02 pm |
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Samedi 22 mai: Clôture
Le festival s'est achevé par un feu d'artifice de stars sur la croisette, avec à la clef la palme d'or pour Michaël Moore et son Fahrenheit 9/11, film antibush. La cérémonie, animée par la magnifique Laura Morante s'est terminée par la projection de De-Lovely. Un festival de Cannes grandiose sans doute grâce à son jury présidé par Tarantino. Des surprises et des déceptions comme chez Kusturika et Walter Salles, en particulier Gael Garcia Bernal présenté favori chez l'interprétation masculine. En tout cas il n'y a qu'une chose à dire: Vive le cinéma!
Montée des marches:
Cette dernière montée des marches s'est terminée par un florilège de stars: on a pu voir la sublime Charlize Theron qui a mis le feu encore une fois sur le tapis rouge et qui a remis la palme d'or; Béatrice Dalle, accompagnée de Tim Roth et qui s'est encore fait remarquée pendant la cérémonie: chewing-gum dans la bouche et refus du discours. L'actrice française Virginie Ledoyen, qui a remi le prix du meilleur scénario; elle était accompagnée par la magnifique Noémie Lenoir. L'acteur Vincent Cassel, qui a remi le prix de la meilleure interprétation féminine. L'acteur Tim Roth qui a remi la palme d'or du court métrage avec l'actrice Diane Kruger. Le couple Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui qui ont reçu le prix du meilleur scénario. L'acteur et réalisateur Alain Chabat, ainsi que Mélita Toscan du Plantier. L'équipe du film de clôture De-Lovely: Kevin Kline, Ashley Judd, Alanis Morisette, Sheryl Crow, Lara Fabian et le réalisateur Irwin Winkler. L'actrice Marion Cotillard, qui a remis un prix. Les membres du jury court métrage dont Nicole Garcia, Marisa Parades. L'acteur, David Carradine très présent cette année à Cannes. Le réalisateur, Michaël Moore, grand vainqueur de Cannes cette année. La maîtresse de cérémonie, Laura Morante. Ainsi que tout le jury dont son président Quentin Tarantino, les actrices Emmanuelle Béart et Kathleen Turner, et l'acteur belge Benoit Poelvoorde. Il y avait aussi François Berléand, l'actrice Maggie Cheung qui a reçu le prix de la meilleure interprète féminine, l'acteur Gael Garcia Bernal. Une montée des marches en beauté!
Palmarès:
Palme d'or:
Fahrenheit 9/11 de Michaël Moore, remis part Charlize Theron.
Grand prix:
Old Boy de Chan Wook Park, remis part Ashley Judd et Kevin Kline
Prix du jury: ex-aequo:
Irma P. Hall pour Ladykillers des frères Coen et Apichatpong Weerasethakul pour Tropical Malady remis par Marion Cotillard
Prix de la mise en scène:
Exils de Tony Gatlif remis par le réalisateur égyptien Youssef Chahine.
Prix du scénario:
Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri pour Comme une image, remis par Virginie Ledoyen
Prix d'interprétation féminine:
Maggie Cheung pour Clean d'Oliver Assayas, remis par Vincent Cassel.
Prix d'interprétation masculine:
Yagira Yuya pour Nobody Knows, remis par Béatrice Dalle
Caméra d'or:
Mon trésor de Keren Yedaya remis par Diane Kruger et Tim Roth.
Palme d'or du court métrage:
Trafic de Catalin Mitulescu remis par Jeanne Balibar
Prix du jury court-métrage:
Flatlife de Jonas Geinaert remis par Jeanne Balibar |
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_________________ Nolwenn Leroy *Histoires Naturelles* 5 Décembre 2005
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:18 am |
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Cool palmarès.
Moore powaaaaaaaaaaaaa!!!!!!
Et France powaaaaaaaaaaaaaaaaa
Ashley t'es la plus belle et Vincent t'es le plus beau!!!! |
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:12 pm |
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"Enchanté" d'avoir décroché la Palme, Yuuya Yagira va se consacrer au cinéma
TOKYO (AFP) - "Enchanté" d'avoir décroché la Palme d'Or du meilleur acteur samedi à Cannes, l'adolescent japonais Yuuya Yagira, 14 ans, a décidé de laisser tomber le foot pour embrasser une carrière d'acteur.
"Je suis enchanté, même si je me demande si je mérite une telle récompense", a commenté l'acteur en herbe, avec une modestie toute nippone, dans un communiqué.
"Avant j'étais incapable de décider entre devenir joueur de foot ou acteur mais maintenant je suis convaicu que je dois persévérer en tant qu'acteur", a-t-il expliqué.
Yagira a dû rentrer au Japon, où il est inconnu, avant la cérémonie du palmarès du Festival pour passer des examens.
Il est apparu dimanche à une conférence de presse organisée à Tokyo en honneur de son trophée, en sweater gris et en chaussures de sport, au milieu d'une soixantaine de journalistes (une assistance peu nombreuse au Japon).
"Des amis m'ont envoyé des textos sur mon portable pour me féliciter mais je n'ai pas encore répondu", a-t-il avoué avec candeur.
Dans "Nobody Knows", du cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda, l'adolescent joue le rôle d'Akira, l'aîné d'une fratrie de quatre enfants, qui, à 12 ans, doit veiller sur ses frères et soeurs en l'absence de leur mère qui les a abondonnés.
Le jeune acteur, qui a décroché son premier rôle lors de sa première audition, a expliqué qu'il s'était contenté de suivre les instructions du réalisateur Kore-eda pour incarner le personnage.
"Si des adultes vont voir le film, je veux leur dire: N'abandonnez pas les enfants, ne les traitez pas comme des jouets", a plaidé l'adolescent lors de la conférence de presse.
Selon la critique Reiko Kubo, Yagira "mérite amplement" sa Palme.
"Quand j'ai vu le film, j'ai pensé que le réalisateur avait fait un très bon choix de casting. Mais j'avais des doutes quant à la possibilité (de Yagira) de décrocher la Palme d'Or de meilleur acteur, étant donné son âge et son inexpérience", a déclaré Mme Kubo à l'AFP.
"Il s'est avéré que les jurés ont eu l'oeil", s'est-elle félicitée.
"Nobody knows" (Personne ne sait) est tiré d'un fait-divers vieux de 16 ans, connu sous le nom de "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo".
"Pendant 15 ans, je n'ai pas cessé de penser à ce fait divers", avait confié le metteur en scène à l'AFP.
"Je voulais montrer des enfants, entourés d'adultes irresponsables. L'aîné, Akira, 12 ans, est le seul qui prend ses responsabilités et va jusqu'au bout. J'avais été ému par ça," avait ajouté M. Kore-eda. |
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:13 pm |
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Michael Moore ne fait pas l'unanimité dans son pays
WASHINGTON (AFP) - Le cinéaste américain Michael Moore, Palme d'or 2004 du festival de Cannes, est davantage célébré à l'étranger qu'aux Etats-Unis, où son goût pour la provocation et ses critiques au vitriol contre son pays en font une personnalité très controversée.
De l'Irak aux élections, en passant par le terrorisme, les armes à feu ou les délocalisations, aucun des grands grands débats qui agitent les Etats-Unis ne laisse indifférent Michael Moore.
Le pamphlétaire à la casquette exprime ses opinions corrosives sur son site internet, via son impressionnant réseau d'abonnés par e-mail et, régulièrement, par la sortie d'un livre ou d'un film qui élargissent, année après année, son audience. Son dernier pamphlet anti-Bush, "Dude, where's my country?", sorti en octobre, est toujours bien placé dans les librairies et a tenu 25 semaines sur la liste des best-sellers du New York Times.
Son précédent brûlot, "Stupid White Men", a été traduit en 24 langues et s'est vendu à plus de trois millions d'exemplaires à travers le monde. La carrière de "Bowling for Columbine", son documentaire où il dénonce la passion américaine pour les armes à feu, a également été fructueuse et le DVD, récemment sorti, figure parmi les meilleures ventes.
Malgré cette notoriété grandissante, Michael Moore reste une personnalité marginale, relativement peu présente sur les grandes chaînes de télévision et dans la presse généraliste américaine. Parallèlement, l'intelligentsia de gauche semble se méfier de ce pamphlétaire jugé peu contrôlable, aux idées trop subversives. "L'ironie de la position de Michael Moore est que, bien qu'il soit l'une des principales voix de la gauche dans le pays, il est autant décrié, sinon plus, par les progressistes que par les conservateurs", écrivait récemment le Los Angeles Times.
A cela, le cinéaste répond que les ténors de la gauche sont embarrassés par "sa sensibilité d'origine ouvrière" et son "populisme d'Américain moyen"."Il y a des millions d'Américains comme moi et je suis comme eux", a-t-il renchéri samedi en recevant la Palme d'or. Etre soutenu par Michael Moore peut s'avérer encombrant, comme l'a expérimenté le général à la retraite Wesley Clark, candidat malheureux à la primaire pour l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle du 2 novembre. Après s'être félicité d'avoir reçu, en janvier, le soutien de cette "figure qui inspire des millions d'Américains", M. Clark avait pris ses distances lorsque Michael Moore avait accusé le président Bush de "déserteur" pour ne pas avoir terminé son service militaire. La polémique avait provoqué une vive contre-offensive du camp Bush et des médias conservateurs.
En mars 2003, le cinéaste avait également embarrassé le monde du cinéma en utilisant la soirée de remise des Oscars, où il avait été récompensé pour le meilleur documentaire, pour lancer une violente diatribe contre la guerre en Irak. "Honte à vous, Monsieur Bush. Honte à vous!", avait-il déclaré avant de se faire huer par une partie de l'assistance. A l'issue de la cérémonie, Michael Moore s'était justifié en ajoutant: "Ce qui est magnifique dans ce pays, c'est que vous pouvez y dire ce que vous pensez".
Seize mois plus tard, ce sont par des propos similaires que la Maison Blanche a réagi à sa Palme d'or. "Chacun a le droit de dire ce qu'il veut: c'est pour cela que l'Amérique est un grand pays", a déclaré la porte-parole Suzy DeFrancis.
Le cinéaste a cependant regretté de n'être toujours pas sûr de pouvoir montrer son film "Fahrenheit 9/11" dans son pays avant l'élection du 2 novembre, n'ayant toujours pas trouvé de distributeur. |
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:14 pm |
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La MGM, le studio aux 200 Oscars, fête à Cannes son 80e anniversaire
CANNES (AFP) - La Metro Goldwynn Meyer a choisi la cloture du 57e Festival de Cannes pour célébrer ses 80 ans de cinéma couronnés par 200 Oscars, avec une fête qui s'annonçait fastueuse, dans la nuit de samedi à dimanche, et dont le coup d'envoi a été donné à 23h45 par un feu d'artifice dans la baie.
Le feu d'artifice auquel ont assisté des miliers de badauds sur la Croisette en plus des 2000 invités de la MGM, aux premières loges, était calé sur de grandes musiques de films. L'impressionnant bouquet final s'est déroulé sur les célèbres notes du générique des "James Bond".
Organisée à l'issue de la projection en avant première du film De-Lovely de Irwin Winkler, dernière production de la MGM, retraçant la vie du jazzman Cole Porter, la fête était co-organisée par le Festival de Cannes et la MGM qui ont souhaité faire du dernier week-end de la compétition un événement "glamour".
A l'issue du feu d'artifices, à minuit tapante, Ahsley Judd et Kevin Kline ont présenté le concert qui devait réunir notamment Lara Fabian, Sheryl Crow, Elvis Costello et Diana Krall. Morrissette a été la première à monter sur la scène de 50 m d'ouverture, spécialement construite sur pilotis à cinquante mètres de la plage des Palmes, au pied du Palais des Festivals.
Le public pouvait suivre la retransmission sur l'écran géant du "Cinéma de la plage", après y avoir vu "Yellow Submarine", avec les Beatles.
Les invités de la MGM, après avoir été soumis à cinq contrôles de sécurité, ont pu avoir accès à la plage totalement privatisée où des buffets avaient été installés sur plus de 500m, sous des barnums de cirque stylisés par des guirlandes électriques.
Du banc d'huitres au méchoui traditionnel en passant par les sushis et autres jambons italiens, un hommage était ainsi rendu à la gastronomie du monde.
Les VIP dont l'équipe du film et les lauréats du 57e Festival de Cannes, étaient maintenus à distance de la plupart des 2000 convives dans un espace particulier.
La MGM, célèbre studio de cinéma au lion rugissant, est considérée comme la plus fameuse "usine à rêves" du monde, et possède un impressionnant catalogue de films récompensés par 200 Oscars et un aréopage de stars aussi prestigieuses que Judy Garland, Greta Garbo ou Elizabeth Taylor.
Fleuron du cinéma américain et reine de la comédie, la MGM est née en 1924 après la fusion de trois sociétés: Metro Picture Corporation (créée en 1915), Goldwyn Picture Corporation (créée en 1917) et Louis B. Mayer Pictures (créée en 1918). Le studio prit pour devise Ars Gratia Artis (L'art pour l'art) et pour emblème le lion "Leo" en 1928.
La MGM qui appartient depuis 1969 au milliardaire Kirk Kerkorian, 87 ans, se consacre toujours aujourd'hui à la production et à la distribution de films, mais aussi aux séries télévisées, à la musique et aux produits interactifs.
Sa filmothèque est son trésor, selon les spécialiste du 7e art, avec plus de 4.000 titres, notamment les "James Bond", les "Panthère Rose" et des classiques comme "Le magicien d'Oz", "Casablanca", "Arsenic et vieilles dentelles", "L'appartement" ou "La comtesse aux pieds nus". |
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:18 pm |
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Cannes Rescreening Of Michael Moore's Winning Film "Farenheight 9/11"
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:23 pm |
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Posté le: Dim Mai 23, 2004 11:33 pm |
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MGM Hosts Closing Ceremony Dinner - Arrivals
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Posté le: Lun Mai 24, 2004 9:42 am |
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Maggie Cheung, de Hongkong à Paris
DANS « Clean » d'Olivier Assayas, elle joue Emily Wang, une jeune femme dont le mari rock star (Nick Nolte) est mort d'une overdose et qui n'a qu'une obsession, récupérer son fils, confié à ses beaux-parents. Pour ce rôle, Maggie Cheung a reçu, samedi, le prix d'interprétation du 57 e Festival. Une consécration pour cette chinoise de 39 ans, née à Hongkong, qui fit ses grands débuts au côté de Jackie Chan dans « The Police Story » en 1985 avant d'apparaître dans « As Tears Go By », le premier-long métrage de Wong Kar-wai, en 1988.
Maggie Cheung est d'ailleurs l'une des actrices fétiches du célèbre metteur en scène chinois, qui l'a dirigée dans « In the Mood for Love » puis dans « 2046 », présenté en compétition cette année. Ce prix d'interprétation récompense indirectement Olivier Assayas, son ex-mari, auquel elle a inspiré « Clean ». Tourné à l'automne dernier, ce film occupe une place à part dans le coeur de Maggie Cheung. « Je savais qu'Olivier me donnerait la liberté dont j'avais besoin pour incarner Emily. Je n'ai jamais eu le sentiment de jouer un rôle », explique-t-elle. « Quand j'ai découvert le film fini, je me suis sentie totalement à nu. » C'est avec leur première collaboration, « Irma Vep », présenté dans la section Un certain regard en 1996, qu'Olivier Assayas avait fait découvrir à Cannes cette actrice très différente de Gong Li. Depuis, Maggie Cheung se partage entre la France et Hongkong, où elle a notamment tourné « Hero », de Zhang Yimou, en 2002. Mais c'est à Paris qu'elle affirme se sentir le plus heureuse.
Son rôle dans « Clean », le film de son ex-mari Olivier Assayas, a valu à Maggie Cheung le prix d'interprétation . (AFP/PASCAL GUYOT.)
A.G.
Le Parisien , lundi 24 mai 2004 |
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Posté le: Lun Mai 24, 2004 9:45 am |
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Festival de Cannes/Clôture Quand le président Tarantino monte au créneau
Cannes (Alpes-Maritimes) DE L'UN DE NOS ENVOYÉS SPÉCIAUX
CANNES, HIER APRÈS-MIDI . Initiative inédite pour le festival : Quentin Tarantino et ses jurés ont donné une conférence de presse afin d'expliquer leur palmarès. (AFP/BORIS HORVAT.)
JUSQU'AU BOUT, ce 57 e festival se sera révélé différent des autres : par son atmosphère, par la personnalité du président du jury, par la palme-choc remise samedi au documentaire de l'Américain Michael Moore, « Fahrenheit 9/11 », et enfin par une initiative inédite, hier après-midi : confronter le jury à la presse pour lever le voile sur les délibérations. A 15 heures précises, donc, Quentin Tarantino et son équipe sont apparus, plus ou moins dispos. Benoît Poelvoorde, arborant un tee-shirt frappé des mots « No more » (« Ça suffit ») et couché à 5 h 30 du matin, avait été tiré du lit pour cette conférence.
Tarantino a semblé tendu, répondant à certaines questions par des smashs sans retour. Sur l'éviction du film du Brésilien Walter Salles, « Carnets de voyage », injustement reparti bredouille, l'échange a été lapidaire, du genre « pourquoi, parce que ». Le choix de la Palme d'or a d'emblée attiré une meute de questions sur le thème « Ce film est-il, ou non, du cinéma ? », débat qui a fait rage hier sur la Croisette. Le réalisateur de « Kill Bill » est monté au filet. « Je l'ai dit dès le départ. La seule chose qui compterait, ce serait les films. En l'occurrence, nous étions tous d'accord pour estimer que celui de Michael Moore était le meilleur de la sélection. D'ailleurs, je le lui ai dit sur scène, ce n'est pas pour des raisons politiques que nous l'avons couronné, mais parce que c'est un vrai film de cinéma. » Poelvoorde s'est soudain réveillé. « Ce film s'inscrit dans la tradition du pamphlet. Un pamphlet n'est jamais objectif ! » « Dans ce festival du Vive la différence, a observé Kathleen Turner, nous avons ressenti que c'était plus qu'un documentaire, qu'il créait un nouveau genre. » La comédienne Tilda Swinton a porté l'estocade par un renversement de raisonnement. « Si ce film avait été bas de gamme, ça n'aurait pas été bon pour la cause qu'il souhaite défendre. » L'autre géant de cette sélection, « 2046 », a été balayé entre diplomatie et lapalissades : « Il n'a pas perdu. C'est tout simplement qu'un autre a gagné », s'est justifié Tarantino, ajoutant, comme un emplâtre sur une jambe de bois, que la comédienne Zhang Ziyi « avait aussi été candidate au prix d'interprétation ». Sur ce plan, il est clair que Maggie Cheung, couronnée pour sa prestation dans « Clean », d'Olivier Assayas, a mis tout le monde d'accord. Comme le duo Jaoui-Bacri, prix du meilleur scénario. « Un des plus faciles que nous ayons remis, a dit Tarantino. D'ailleurs, Jean-Pierre Bacri était aussi candidat au prix d'interprétation masculine. »
Un très léger regret A ce titre, justement... pourquoi avoir choisi, parmi les cinq enfants du film japonais « Nobody Knows », le jeune Yagira Yuuya, 14 ans ? « Sa performance est restée dans ma mémoire », a sobrement commenté le président du jury, dont on aura deviné, à l'issue de cet exercice, qu'il repart avec un très léger fantôme de regret : si Michael Moore n'avait pas été là, il aurait bataillé ferme pour donner la Palme d'or à « Old Boy », ce film coréen adapté d'un manga, où l'on voit en gros plan un protagoniste se faire arracher la moitié des dents du haut. Tarantino adore les palmarès bien saignants.
Pierre Vavasseur
Le Parisien , lundi 24 mai 2004 |
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Posté le: Lun Mai 24, 2004 9:46 am |
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Au palmarès à 14 ans !
IL PENSAIT devenir footballeur, il sera acteur. Ainsi Yagira Yuuya, 14 ans, a-t-il accueilli hier, à Tokyo, le prix d'interprétation que lui a décerné le jury de Quentin Tarantino pour son rôle dans « Nobody Knows », du cinéaste japonais Kore-Eda Hirokazu . Revenu de Cannes pour cause d'examens, le jeune homme s'est déclaré « enchanté » lors d'une conférence de presse, où il est apparu en sweater gris et en chaussures de sport.
Dans « Nobody Knows », tiré d'un fait divers réel, l'adolescent joue le rôle de l'aîné de quatre enfants abandonnés par leur mère, qui doit veiller sur ses frères et soeurs. « Si des adultes vont voir le film, je veux leur dire : N'abandonnez pas les enfants, ne les traitez pas comme des jouets », a plaidé hier l'adolescent.
Yagira Yuuya a reçu le prix d'interprétation pour son rôle dans « Nobody Knows », du cinéaste japonais Kore-Eda Hirokazu . (AP.)
Le Parisien , lundi 24 mai 2004 |
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Posté le: Lun Mai 24, 2004 9:48 am |
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Michael Moore n'est pas prophète en son pays
Los Angeles (Etats-Unis) DE NOTRE CORRESPONDANT
SI L'ATTRIBUTION de la Palme d'or à Michael Moore pour « Fahrenheit 9/11 » faisait la une des grands quotidiens américains hier matin, la presse US se gardait de tout triomphalisme. Désormais populaire dans le monde entier pour ses documentaires au vitriol (« Roger and Me », « Bowling for Columbine »), Moore demeure un personnage controversé dans son pays d'origine. L'an dernier, sa tirade anti-Bush lors de la remise de l'Oscar du meilleur documentaire, décerné à « Bowling for Columbine », avait été diversement appréciée à l'heure où les troupes américaines venaient tout juste de débarquer en Irak.
Les détracteurs du metteur en scène sont également nombreux à relever des inexactitudes ou contre-vérités dans ses films. « Michael Moore est un polémiste, pas un journaliste », résume « le New York Times » de dimanche. Il reste que son documentaire, par la richesse de son contenu, a impressionné les critiques américains qui se trouvaient à Cannes. Ainsi, « le Los Angeles Times » saluait-il, mardi dernier, « l'excellente utilisation d'images qui n'avaient encore jamais été rendues publiques », ainsi que le « sens de l'humour espiègle qui est la marque de fabrique du réalisateur ». « Pourquoi la télévision américaine n'a-t-elle jamais montré ces images ? » s'interrogeait en écho « le New York Times », en référence à une séquence du fi | | | |